Guerre en Ukraine : faut-il investir ?

L’attaque Russe de l’Ukraine est de nature à inquiéter. Or si il y une chose que les investisseurs sur les marchés financiers n’aiment pas c’est bien l’incertitude.

Les principales questions sont :

  • Le conflit peut-il s’étendre en Europe ?
  • Que va-t-il se passer avec les exportations importantes Russes en Gaz, pétrole et céréales ?
  • Les Russes vont-ils occuper l’Ukraine ou juste la démilitariser ?
  • Les négociations vont-elles reprendre ?

Entre la mi-novembre 2020 et 2 jours avant l’attaque Russe, l’inquiétude principale était l’inflation. La remontée programmée du taux d’intervention de la banque centrale américaine (puis probablement européenne) qui devait entrainer une réduction de la croissance économique. Les actions avaient baissé de 8% aux Etats-Unis et plus encore dans le secteur technologique et de 5% en Europe. Les taux d’intérêt à 10 ans étaient remontés de 0,32 aux Etats-Unis et de 0,41 en Allemagne (autour d’un tiers de pourcent).

Depuis 60 ans de nombreuses crises ont touché les marchés financiers, ce qu’il faut retenir c’est que plus on dispose de temps moins on risque de perdre. Il faut mieux éviter de vendre durant les fortes baisses. Dans le cas d’un investissement à 8 ans ou plus, purement en actions internationales, la perte en capital est très rare. Dans le cas d’un portefeuille équilibré avec 50% d’actions internationales et 50% d’obligations internationales il n’y pas d’exemple de perte en capital.

Il faut donc conserver son calme et faire preuve de patience comme de grands investisseurs comme Warren Buffet nous l’enseignent.

Qu’est ce que la FED ? Comprendre la domination financière américaine

Prenons comme exemple un investisseur audacieux qui a mis 100% de son placement en actions internationales ( Etats-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni)

Depuis 1960 son portefeuilles en variations annuelles a énormément fluctué.

Voyons comment l’analyse évolue lorsque l’on observe maintenant les résultats au bout de 8 ans ( Horizon naturel d’un contrat d’assurance-vie ou PEA )

Que faire au bout de 8 ans si la performance est négative ?

La question finale est donc : Ne pas investir, pour éviter 2% des cas qui se résolvent d’eux-mêmes en attendant 2 à 4 ans de plus, cela vous prive de quoi ?

La réponse: Une performance d’environ 7% par an hors inflation.