Nos propositions d’investissement
La révolution dans la gestion d’actifs sera technologique, culturelle et psychologique

Article paru dans le n° 25 de professions financières – https://www.professionsfinancieres.com/Magazine
La gestion d’actifs est une activité en fort développement. Les raisons sont nombreuses :
- L’augmentation du pouvoir d’achat par habitant au niveau mondial
- Le vieillissement de la population et le besoin croissant de placements pour la retraite
- Des produits financiers plus facilement accessibles grâce à la technologie
- Les ménages les moins riches pourront acheter des produits financiers à faible montant
La mise à disposition des services financiers ainsi que leur utilisation vont fortement évoluer.
Technologie
Il est évident que les services numériques sur le web et les applications sur téléphone ou tablette vont poursuivre leur fort développement dans les années qui viennent.
Les techniques qui révolutionneront le plus le secteur seront la « Blockchain » et les « smarts contracts ».
Mal comprise et souvent associée au Bitcoin et aux crypto-monnaies, La Blockchain est en fait une méthodologie complètement séparée. En finance comme dans d’autres domaines, les intermédiaires et les coûts sont nombreux. Cela va changer avec la Blockchain qui va entrainer :
- Un allégement des coûts de transaction
- Une diminution du nombre d’intermédiaires
- Une traçabilité des opérations jusqu’à l’origine
- Une sécurité des opérations par chiffrement et découpage
- Une transparence pour tous les utilisateurs
Les « smarts contracts » sont des contrats intelligents qui s’exercent automatiquement sous certaines conditions. Par exemple une assurance sur les retards des avions. Le programme est connecté aux horaires d’avion et si un retard dépasse un seuil, les assurés touchés reçoivent un virement compensatoire sans avoir à fournir de justificatifs (sinon d’avoir un billet pour ce vol).
Toutefois la baisse de ces coûts n’annulera pas la forte hausse des charges issues de la règlementation (Solvency II, PRIlPs, Mifid2, UCITS IV , PEPPJ qui obligent les sociétés de gestion à employer de plus en plus de personnel administratif pour produire des indicateurs divers et variés.
L’augmentation croissante des ETF entraîne une pression à la baisse des frais pour l’industrie de la gestion d’actifs.
Accéder à son portefeuille en temps réel et agir dessus en effectuant des arbitrages à volonté sera un service courant. Des outils d’aide à la décision viendront mieux accompagner l’investisseur amateur, avec ou sans intelligence artificielle.

Culture Financière
1. Aujourd’hui en France la culture financière est faible.
Si 20% des Français déclarent avoir une connaissance élevée des questions financières, seuls 3 millions sont actionnaires (contre 72 millions en 1990). Dans une enquête de L’OCDE de 2011 on demandait combien on obtient au bout d’un an quand on place 100 à 2%, seule la moitié des Français répond 102 (la bonne réponse) alors que les Allemands ou Anglais répondent correctement à plus de 60%. Dans une enquête du Credoc de la même époque 75% des sondés avouent ne pas savoir ce qu’est une obligation. 70% déclarent prendre une décision financière avec leur conseiller financier bancaire. Les autres s’appuient sur leurs proches, la presse ou les pouvoirs publics… Enfin les trois-quarts des Français regrettent que l’enseignement scolaire en finance ne soit pas plus fourni.
2. L’Etat providence
L’explication principale de la faible culture financière Française provient notamment du rôle de l’Etat dans l’éducation, la santé et le système de retraite que l’on ne retrouve pas au Royaume-Uni ou aux Etats-Unis. Dans ces pays, il faut mettre de l’argent de côté pour prévoir le coût des études des enfants, pour faire face aux dépenses de santé qui ne sont pas remboursées systématiquement et enfin pour ses vieux jours. Il faut donc prendre en charge ces questions soi-même et s’y intéresser de près. Les mécanismes de la Finance, de l’économie et des investissements boursiers nécessitent une connaissance qui s’avère cruciale. En France ces questions sont souvent prises en charge par l’Etat. Les Français n’ont pas à se soucier autant que leurs voisins de leur épargne et de l’investissement financier, mais l’Etat providence recule peu à peu.
3. La distribution
Une autre particularité Française est le rôle prépondérant des banques et compagnies d’assurance dans la distribution des produits financiers puisqu’il s’élève à plus de 85% contre moins de 25% au Royaume-Uni et moins de 5% aux Etats-Unis ou l’on s’adresse plutôt à des conseillers indépendants ou des services en ligne. L’isolement dû à la Covid 19 a permis à de nombreuses personnes de tout âge de se familiariser avec internet et de changer leurs habitudes de consommation de services. Les déplacements en agence bancaire ou cabinet d’assurance reculent.
Les services financiers numériques appelés Robo Advisors qui proposent des contrats d’assurance-vie ou des comptes titres en ligne devraient croitre de 20% par an selon Statistica. 1000 milliards de $ serait déjà gérés de la sorte au plan international.

Psychologie
La décision d’épargner est différente de celle d’investir. L’épargne des Français est principalement une épargne de précaution afin de faire face aux aléas de la vie. L’investissement a souvent une destination et correspond plus à un projet identifié (achat logement, études des enfants, retraite, voiture, vacances…).
Plusieurs freins psychologiques apparaissent au moment de décider d’un investissement. Certains blocages sont culturels et devraient diminuer avec les nouvelles générations.
Toutefois, placer des sommes dans la durée et les risques de perte dominent les autres craintes. La règlementation oblige durant le « parcours client » à poser des questions jugées intrusives sur l’origine des fonds ou incongrues (FATCA, PPE). Certains prospects préfèrent renoncer à investir plutôt que donner des informations personnelles avec souvent des documents justificatifs à l’appui.
Le processus de décision d’investissement est souvent ressenti comme long et tortueux. Il est intéressant d’observer les différences entre l’investissement avec un conseiller physique et le numérique. La finance comportementale permet de mieux analyser les biais cognitifs, de jugement, émotionnels ou sociaux ainsi que les préférences en matière de risque. Par exemple la prise de rendez-vous physique augmente la volonté et la concentration. Il suffit de comparer un rendez-vous à i6h avec votre conseiller dans son bureau et une planification à i6h d’une souscription en ligne sur internet sans support client.
Dans un cas pendant que vous vous déplacez pour Le rendez-vous, vous avez le temps de « mentaliser » votre décision, vous avez dégagé du temps durant lequel vous ne serez pas dérangé, une personne vous accompagnera dans vos hésitations ou sera là pour répondre à vos questions de dernière minute.
Imaginez la même opération chez vous seul devant votre ordinateur…
La découverte des besoins du client est un champ d’exploration pour les années qui viennent qui connaîtra de fortes avancées méthodologiques.
On peut conclure aisément qu’à l’avenir grâce à la technologie, à l’augmentation du niveau culturel financier et une meilleure compréhension des mécanismes de prise de décision, les investisseurs seront plus acteur-décisionnaire dans leurs choix.
Glossaire
FATCA : Foreign Account
Tax Compliance Act
PPE :
Personne politiquement
exposée
PERFORMANCE, INVESTISSEMENT ET RISQUE
Notre étude porte sur la période allant de 1960 à 2022. Elle couvre les pays suivants :
France, Etats-Unis, Japon, Allemagne et Royaume Uni. Les résultats présentés sont des estimations que nous transformons en statistiques et probabilités. Nous faisons l’hypothèse que nous sommes investis dans tous ces pays à la fois.
Après inflation d’un placement de 10 000 euros:
Pour un contrat d’assurance-vie de 10 ans vous doublez votre capital, pour un horizon de 45 ans (nombre d’années travaillées pour la retraite) vous multipliez par 57 ! C’est ce que l’on appelle l’effet capitalisation, qui agit de façon exponentielle.
Sur longue période les actions rapportent 3 % de plus par an que les obligations. Sur longue période les obligations rapportent 2 % de plus par an que le monétaire.
Si on considère que le monétaire rapporte 2 % en décembre 2022, alors on peut s’attendre à une performance de 2 + 2 = 4 % des obligations et de 2 + 2 + 3 = 7 % pour les actions.
Si vous investissez sur une durée de 8 ans à 100% en actions, la probabilité que vous ayez besoin de reporter d’un an la récupération de votre placement pour cause de perte est inférieure à 2%.
Si vous investissez sur une durée de 8 ans à 100% en obligations la probabilité que vous ayez besoin de reporter d’un an la récupération de votre placement pour cause de perte est égale à 0%.
En conclusion, la partie complémentaire des actions ne devrait pas être constituée uniquement d’obligations.Nous proposons d’ailleurs des fonds flexibles ou une combinaison de fonds basés sur des méthodes de gestion variées.
Un Prudent a 75% d’obligations et 25% d’actions sur 3 ans
Un Équilibré à 50% d’obligations et 50% d’actions sur 5 ans
Un Dynamique à 25% d’obligations et 75% d’actions sur 8 ans
Un Offensif a 0% d’obligations et 100% d’actions sur plus de 10 ans
Analyse financière des GAFAM
Les GAFAM sont les sociétés internet ou informatiques plus connues sous les noms de Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft
Le PER est un des indicateurs préférés des analystes financiers.
Il faut 14 ans de bénéfices pour acheter une action
La capitalisation des GAFAM est équivalente à près de 3 années de PIB français.
Leurs activités sont très différentes: téléphones, ordinateurs, logiciels, réseau social, commerce et livraison. Ces entreprises sont toutes des leaders mondiaux dans leur domaine. Et leurs domaines respectifs sont en croissance forte. On peut légitimement se poser la question de leur valorisation. Mais il n’y a pas de réponse unique.
Chacune a ses particularités et le plan marketing qui a consisté à les réunir sous le terme GAFAM est astucieux, puisqu’il est devenu synonyme de croissance et de créativité.
Chaque crise financière est une occasion pour de belles analyses, comme le dit Warren Buffet : « C’est quand la mer se retire qu’on voit ceux qui se baignent nus »
Comment lutte-t’on contre l’inflation ?
Qu’est ce que la désensibilisation de portefeuille ?
Le principe de la désensibilisation de portefeuille
Lorsque vous effectuez un placement sur le long terme comme en assurance-vie ou dans un Plan d’épargne en actions (PEA), vous bénéficiez normalement de la croissance économique et de la valorisation des marchés financiers.
Comment éviter de ruiner tout le bénéfice d’un placement à long terme en subissant une crise à l’échéance des 8 ans ?
Cette méthode permet de sortir au pire de la crise des subprimes de 2008 sans perte en capital.
L’inconvénient de la méthode est le délai de latence qui suit la fin d’une crise.
Il suffit souvent de conserver un an ou deux de plus son investissement pour retrouver son capital.
Les cryptomonnaies
Après plusieurs expériences ratées vers la fin des années 90 et début 2000 la première crypto-monnaie est créée en 2009 sous le nom de Bitcoin. Elle a été conçue par une personne ou un groupe de personnes inconnu dont le pseudonyme est Satoshi Nakamoto.
Voici la définition que donne Wikipédia:
C’est une monnaie numérique émise de pair à pair ( actif numérique), sans nécessité de banque centrale utilisable au moyen d’un réseau informatique décentralisé.
Elle utilise des technologies de cryptographie et associe l’utilisateur aux processus d’émission et de règlement des transactions.
Comparons avec la définition d’une monnaie selon la Banque Centrale Européenne( BCE):
La monnaie remplit trois fonctions différentes.
- C’est un moyen d’échange, à savoir un moyen de paiement ayant une valeur, fiable aux yeux de tous.
- C’est une unité de compte permettant d’établir le prix des biens et des services.
- Elle constitue aussi une réserve de valeur
On notera que les crypto-monnaies n’ont pas de contrôle central comme celui d’une banque centrale.
D’un point de vue juridique, elles ne sont pas considérées comme de la monnaie mais comme une marchandise.
A l’origine la crypto-monnaie selon l’expression de ses concepteurs doit être << un nouvel espace de liberté>>
Basée sur un protocole décentralisé, une chaîne de blocs et de minage, elle a été perçue pour permettre l’interaction directe des individus sans aucun recours à un tiers (comme un Etat, une banque centrale ou un organisme supranational)
Une crypto monnaie est donc une construction numérique et technologique; Il faut clairement distinguer le Bitcoin par exemple de la technologie de la Blockchain.
La Blockchain propose de:
- Sécuriser les opérations par chiffrement et découpage
- Tracer les opérations jusqu’à l’origine
- Offrir la transparence pour tous les utilisateurs
Donc indirectement de réduire le nombre d’intermédiaires et d’alléger les coûts de transaction.
Aux Etats-Unis les crypto-monnaies sont réglementées par la “Commodity Futures Trading Commission (CFTC)”, donc comme une marchandise ( pétrole, or, gaz, café, sucre…)
Si à l’avenir elles devraient être considérées comme un actif financier, elles tomberaient sous la réglementation de la “Securities et Exchange Commission( SEC), plus stricte en matière de transparence, d’information et de protection des abus.
En conclusion, nous conseillons à toute personne non spécialiste qui souhaiterait investir dans les cryptomonnaies, telles que nous les connaissons, de ne pas avoir besoin de l’argent qui sera investi.
Mais aussi de ne pas hésiter à attendre des points bas comme aujourd’hui pour investir, plutôt que quand les cours ont monté depuis longtemps et que tout le monde a déjà acheté.
Qu’est ce que l’inflation ? – Suite
Nous étions restés sur deux questions essentielles:
- Le prix de l’énergie va-t-il continuer à augmenter, pétrole et gaz en particulier ?
- Le processus de diffusion des prix de ces énergies va-t-il entraîner une spirale inflationniste durable ?
Faisons le point sur les réserves continues en matière d’énergie.
Sur la base de la consommation actuelle et des réserves connues:
Le pétrole s’épuisera dans 50 ans
Le gaz s’épuisera dans 51 ans
Le charbon s’épuisera dans 132 ans
A la question les prix de l’énergie vont-ils continuer à augmenter, pétrole et gaz en particulier?
Non, on devrait connaître une détente des prix dans quelques mois.
Le règlement du conflit Russo-Ukrainien serait un signe positif pour une détente des prix de l’énergie.
La spirale pourrait-elle s’arrêter d’elle-même ?
La réponse n’est pas évidente.
Si les banques centrales remontent leur taux d’intervention, comme c’est le cas aux Etats-Unis et bientôt en Europe,cela pourrait continuer une partie de la solution.
L’autre partie serait que la hausse des prix soit modérée quand de l’énergie est utilisée dans des produits finis.
Évidemment cela entraînerait une réduction des marges des entreprises.
Une répercussion dans les prix entraînerait une réduction du pouvoir d’achat et des revendications de hausse de salaires.
Faut-il investir dans la crise actuelle ?
L’investissement et la crise
Le point de départ d’un investissement est souvent présenté comme capital.
Qu’en est-il en réalité ? Plus vous êtes prêt à investir longtemps, moins cette question est pertinente.
Warren Buffett, le financier le plus riche du monde, considère que la patience est une qualité essentielle pour un investisseur et qu’il ne faut pas avoir peur des Krachs ou corrections des bourses.
Prenons comme exemple un investisseur audacieux qui a mis 100% de son placement en actions internationales (Etats-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni)
Depuis 1960 son portefeuille en variations annuelles a énormément fluctué.
La question finale est donc:
Ne pas investir, pour éviter 2% des cas qui se résolvent d’eux-mêmes en attendant 2 à 4 ans de plus, cela vous prive de quoi ?
La réponse: Une performance d’environ 7% par an hors inflation.